BP : Suppression de 4.000 postes dans l’exploration-production

BP va supprimer 600 postes en mer du Nord. L’entreprise pétrolière anglaise renvoie la chute des prix du pétrole.

Faisant face à la baisse des prix du pétrole, BP accroit les diminutions des couts. Le pétrolier a ainsi, annoncé mardi qu’il allait procéder à la suppression de 4.000 postes dans ses activités d’exploration-production. Il s’agit de près d’un cinquième des effectifs de l’amont et presque 5 % du personnel du groupe. L’exploration-production va compter moins de 20.000 employés après la réorganisation.

Avec cette annonce, BP rappelle que la chute des cours ne sera pas prête de finir maintenant et les producteurs doivent s’ajuster en sectionnant durement dans leurs coûts pour prémunir leurs bénéfices, qui sont déjà en recul considérable. L’annonce est très impressionnante que ce n’est pas la première. Rappelons que lorsque la chute du cours du pétrole avait commencé, le britannique BP avait déjà supprimé 4.000 postes, fin 2014. En octobre, le groupe à la tête duquel se trouve Bob Dudley a aussi diminué ses projets d’investissements. Ils seront restreints à 19 milliards de dollars, 5 à 7 milliards de moins que prévu.

L’appel au gouvernement britannique

Cette année, la mer du Nord sera notamment touchée une fois encore. BP va supprimer près de 600 postes en 2016 et 2017 dans cette zone où l’exploitation du pétrole, déjà coûteuse, ne rapporte plus vraiment avec un baril pas loin de 30 dollars. Il s’agit de près de 20 % des salariés de BP dans cette région, qui a déjà fait l’objet de nombreuses suppressions de postes de 2015. « L’annonce de BP indique que l’exploration et la production de pétrole et de gaz dans les régions du monde où elles sont chères est repoussée encore plus loin dans le temps », d’après une analyse de David Elmes, de la Warwick Business School.

« C’est un nouveau coup dur pour l’emploi et les compétences », a indiqué Unite. Le syndicat britannique, qui souligne que BP a emmagasiné 4 milliards de dollars de bénéfices l’an passé, commandé à la direction de ne pas faire des licenciements forcés. Il exige au gouvernement d’organiser une réunion d’urgence avec les employeurs et les syndicats pour faire face à la crise.


Marie

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Ne me parlez pas de chocolat, ne me parlez pas de chocolat, ne me parlez pas de... trop tard :'(